Commission de la fonction publique du Canada
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Discours d’ouverture d’Anne-Marie Robinson, présidente par intérim de la Commission de la fonction publique du Canada à une réunion du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires au sujet de la proposition de la nomination de la présidente

8 février 2012

Écouter la webémission (Parlement du Canada)

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président et honorables députés,

Je vous remercie beaucoup de m’avoir invitée aujourd’hui.

Je suis heureuse de pouvoir discuter avec vous de la proposition de ma nomination en tant que présidente de la Commission de la fonction publique du Canada — une institution unique avec une histoire remarquable. Plus de 100 ans passé, le Parlement adoptait une loi qui a permis de créer la première Commission permanente. Cette Commission recevait le mandat de protéger le mérite et l’impartialité politique au sein de la fonction publique fédérale

En vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, la proposition de ma nomination à titre de présidente nécessite l’approbation de la Chambre des communes et du Sénat. Cette réunion est une partie importante de ce processus. J’ai également fait partie d’un processus de sélection exhaustif, dont il me fait plaisir de discuter avec vous.

Je suis honorée d’être recommandée pour ce poste. Si la proposition de ma nomination est confirmée, je me réjouis à l’idée d’apporter à mon travail un respect profond pour le Parlement, une connaissance approfondie de la Commission et une bonne compréhension de la gestion des ressources humaines. J’apporte également avec moi mon expérience récente en tant que cadre supérieur d’un grand ministère d’exécution de services, ainsi qu’une grande fierté en tant que fonctionnaire pour le travail que nous faisons au nom des Canadiens et des Canadiennes. Je m’engage aussi à viser l’excellence et à chercher des façons novatrices d’améliorer la façon que la Commission remplit son mandat.

J’ai à la fois un sentiment d’humilité et de joie d’avoir l’occasion de retourner à la Commission. J’ai fait mes premiers pas à la Commission en tant que directrice générale, Direction générale des politiques. C’était à une époque où l’organisation mettait en œuvre des initiatives stratégiques liées à la modernisation de la gestion des ressources humaines à la fonction publique. Je suis fière d’avoir appuyé le travail du Parlement sur les réformes législatives qui ont mené, en 2003, à la Loi sur l’emploi dans la fonction publique actuelle. Ces modifications ont eu des répercussions importantes sur la Commission.

Par la suite, j’ai été nommée vice‑présidente de la Direction générale de la gestion ministérielle. Dans cette fonction, j’ai eu le plaisir de contribuer à élaborer un rôle accru de surveillance dans un système de dotation axé sur la délégation des pouvoirs. De plus, la Commission a dû se doter d’un nouveau régime en matière d’activités politiques et d’une nouvelle démarche pour la prestation de ses services de dotation et d’évaluation. Elle a aussi instauré des structures et des systèmes organisationnels à l’appui de cette transformation, par exemple, dans les domaines des communications, de la gouvernance et des protocoles de présentation de rapports au Parlement. J’ai travaillé étroitement avec Madame Barrados à la mise en œuvre de ces systèmes, et je suis ravie de constater qu’ils sont encore en place.

J’ai passé les trois dernières années à Santé Canada, à titre de sous‑ministre adjointe, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, puis récemment, en tant que sous‑ministre déléguée. J’étais chargée de surveiller les activités régionales. J’ai aussi joué un rôle clé dans la gestion du rendement et de la planification des investissements.

Pendant ma carrière, je suis reconnaissante d’avoir eu l’occasion de travailler du côté stratégique, ainsi que d’avoir géré des programmes d’envergure et abordé des questions complexes. J’ai appris de première main le rôle crucial que le recrutement et la dotation jouent dans la prestation de services de santé aux Premières Nations et aux Inuits, et d’autres services essentiels aux Canadiens et aux Canadiennes. En outre, j’ai appris l’importance de travailler avec les intervenants et de nouer des liens de confiance et de respect mutuels.

J’aimerais maintenant discuter du mandat et des activités de la Commission de la fonction publique (CFP).

Commission de la fonction publique

La Loi sur l’emploi dans la fonction publique prévoit un système de dotation fondé sur des valeurs et une responsabilité accrue des administrateurs généraux.

La Commission remplit son mandat de plusieurs façons, soit en déléguant la dotation aux administrateurs généraux, en fournissant des directives claires au soutien de la délégation, en procédant à une surveillance efficace et en offrant des services novateurs.

Elle protège les valeurs que sont la justice, l’accessibilité, la représentativité et la transparence. Je considère ces valeurs comme fondamentales.

La Commission doit identifier les obstacles au recrutement et à la dotation toujours avec l’idée de rendre la fonction publique plus représentative de la société canadienne. Elle contribue aussi à maintenir une fonction publique bilingue, respectueuse des deux langues officielles du Canada. J’ai le privilège de travailler au sein d’une organisation où le bilinguisme est bien établi. J’encourage d’ailleurs fortement tout le monde à interagir avec moi dans la langue de leur choix.

Je suis très consciente de la responsabilité de la Commission de faire rapport au Parlement sur ses activités et sur la santé du système de dotation. Madame Barrados a fait une grande contribution quant à établir des relations productives avec le Parlement. Je souhaite avoir l'occasion de travailler de concert avec le Parlement pour examiner les documents budgétaires, les rapports annuels et toute autre question qui pourrait présenter un intérêt. Je serais également heureuse de participer aux discussions concernant le rapport sur la Loi sur la modernisation de la fonction publique, déposé récemment par le président du Conseil du Trésor.

J’aimerais maintenant passer aux priorités que j’entrevois pour la Commission.

Priorités

Dans un système de délégation des pouvoirs de dotation, la Commission doit avoir en place un régime de surveillance efficace pour assurer le respect des valeurs. Ce régime est fondé sur une analyse solide de données objectives, sur des études, des vérifications et des enquêtes. La Commission sera appelée à poursuivre son mandat visant à maximiser l’utilisation des données centralisées.

Au cours des prochains mois, la Commission sera aussi appelée à fournir un soutien continu aux organisations qui auront à mettre en œuvre le plan de réduction du déficit. Je suis consciente que cette période sera difficile pour les organisations et pour les employés.

Si je suis confirmée en tant que Présidente, j’entends fournir aux administrateurs généraux et aux employés un système d’administration des priorités qui fonctionne bien, et à soutenir des processus de sélection transparents et équitables. Je m’engage aussi à travailler étroitement avec nos partenaires en matière de ressources humaines. J’ai l’intention de collaborer avec les commissaires, une fois ceux-ci nommés, afin de poursuivre l’œuvre entreprise par Madame Barrados.

Le rôle de la Commission en ce qui concerne le respect des valeurs en dotation sera primordial. L’équité en matière d’emploi et les langues officielles sont aussi des enjeux importants. La mise en œuvre du plan de réduction du déficit devrait maintenir l’équilibre entre ces enjeux. De plus, la fonction publique devra continuer à cibler son recrutement, afin de s’assurer que l’effectif de demain a les compétences nécessaires pour livrer les résultats attendus par les Canadiens et les Canadiennes.

Conclusion

Monsieur le Président, la Commission de la fonction publique a joué un rôle crucial dans la création d’une fonction publique dont s’inspirent de nombreux pays. Si je suis confirmée en tant que présidente de la Commission de la fonction publique, je serai heureuse de travailler avec ce comité, vos collègues parlementaires ainsi qu’avec les autres commissaires de la CFP.

Je valorise profondément le dévouement et le professionnalisme des employés de la Commission, et j’ai hâte de travailler avec eux à la réalisation de son mandat. Je me suis aussi engagé à établir des relations solides avec tous les intervenants, les ministères et les agents négociateurs, afin que les Canadiens et Canadiennes puissent continuer de compter sur une fonction publique professionnelle et impartiale.

Merci beaucoup. Il me ferait maintenant plaisir de répondre à vos questions.

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Date de modification :
2012-02-09