Préparée par la Direction des pratiques de gestion ministérielles et évaluation
Mai 2011
Le recrutement postsecondaire permet aux organismes fédéraux de répondre aux défis relatifs à l’embauche, car il leur donne accès à une source centralisée de diplômés qualifiés de niveau postsecondaire pour combler des postes au niveau d’entrée dans l’ensemble du Canada. Créé en 1973, le programme de Recrutement postsecondaire (RP) consiste en une campagne annuelle qui accélère la présélection et permet la gestion efficace et élaborée des candidatures. En plus du programme de RP, le gouvernement fédéral recourt à un éventail de méthodes de recrutement, y compris à des processus externes et à d’autres programmes spécialisés, pour amener des personnes au sein de la fonction publique.
Des recherches antérieures effectuées par la CFP ont permis d’évaluer dans quelle mesure le programme de RP répond aux objectifs et aux résultats visés :
La présente étude de suivi (phase III) examine les valeurs et les aspirations professionnelles des employés récemment embauchés à la fonction publique par l’intermédiaire du programme de RP ou d’autres méthodes, de même que celles des « recrues potentielles » du gouvernement fédéral, c’est-à-dire des diplômés universitaires âgés de moins de 35 ans et n’ayant jamais travaillé au gouvernement fédéral. Elle s’appuie sur les connaissances acquises au cours des deux premières phases de l’évaluation.
La méthodologie employée pour la présente étude comprend trois sondages menés en ligne auprès d’employés récemment embauchés àla fonction publique fédérale par l’intermédiaire du programme de RP et par d’autres méthodes, ainsi qu’un sondage auprès de recrues potentielle.On trouvera ci-après les principaux résultats obtenus pour chacun des groupes cibles visés, ainsi qu’une synthèse des comparaisons effectuées entre ces groupes en ce qui concerne leurs points de vue sur l’emploi à la fonction publique fédérale, certains aspects du travail privilégiés, les valeurs et la prise de risques.
On a demandé à des « recrues potentielles » du gouvernement fédéral, c’est-à-dire à des diplômés universitaires âgés de moins de 35 ans et n’ayant jamais travaillé au gouvernement fédéral, d’indiquer leur degré d’approbation d’un certain nombre d’énoncés concernant la fonction publique fédérale. Les résultats montrent qu’aux yeux de la plupart des recrues potentielles, le travail au gouvernement fédéral offre un bon équilibre travail-vie personnelle (71 %), un large éventail de carrières (67 %) et des possibilités d’avancement (63 %). Pour chaque tranche de dix recrues potentielles, six conviennent aussi que le gouvernement fédéral offre des postes intéressants (59 %, soit quatre points de plus qu’en 2009). Les résultats révèlent toutefois des avis négatifs sur le processus de recrutement à la fonction publique : plus de trois recrues potentielles sur quatre (77 %, soit six points de plus qu’en 2009) estiment qu’il est difficile d’obtenir un emploi au gouvernement fédéral et sept sur dix (70 %, soit cinq points de plus qu’en 2009) croient que le processus pour entrer au gouvernement fédéral est trop long.
Le sondage a également présenté une série d’aspects du travail aux recrues potentielles et leur a demandé de coter l’importance de chacun d’entre eux. Les résultats laissent entendre que la plupart des répondants interrogés continuent de considérer pratiquement tous les aspects du travail comme importants. Plus de neuf sur dix attribuent une grande importance au travail intéressant (93 %) et au bon équilibre travail-vie personnelle (91 %). Juste un peu moins de neuf sur dix estiment que les possibilités d’avancement (88 %), le fait de travailler dans un endroit où on veut habiter (87 %) et la rémunération attrayante (85 %) constituent des facteurs à considérer au moment de prendre des décisions sur la carrière à entreprendre. Le prestige associé à l’emploi arrive au bas de la liste (44 %). Ces résultats sont en grande partie restés stables au cours de l’année passée.
Après avoir présenté une série d’objectifs ou de valeurs aux recrues potentielles, on leur a demandé de coter l’importance de chacun d’entre eux pour orienter le gouvernement fédéral. La plupart des répondants interrogés continuent de considérer tous ces objectifs ou valeurs comme importants, la plus forte note allant à la santé de la population (93 %). Neuf personnes sur dix attribuent aussi une grande importance à l’intégrité (92 %) et à un environnement sain (91 %). Le respect de l’autorité, choisi par moins de la moitié des répondants, arrive en dernière place (47 %).
En dernier lieu, le sondage a posé aux recrues potentielles une série de questions visant à évaluer leur niveau de confiance et leurs perceptions quant à la prise de risques. Les résultats montrent que ces répondants ont fortement confiance dans leurs capacités; en effet, 91 % d’entre eux ont confiance dans leur capacité de se reprendre, quelle que soit l’envergure de leurs erreurs. Près de sept sur dix (68 %) disent préférer ressentir une déception profonde que d’immenses regrets et la plupart (60 %) ont confiance en leur capacité de tolérer l’ambiguïté et l’imprévisibilité. Ces répondants expriment toutefois une certaine aversion pour le risque. Sept sur dix (70 %) préféreraient recevoir une hausse salariale annuelle de 3 000 $ plutôt qu’une prime de 10 000 $, s’ils avaient une chance sur trois de décrocher la prime. Qui plus est, seulement un sur deux (50 %) préférerait la stimulation à la sécurité et le groupe le plus nombreux (42 %) choisirait la sécurité plutôt que la réussite. Ces résultats sont restés plutôt stables au cours de la dernière année.
Comme on l’avait fait pour les recrues potentielles, on a demandé à des employés récemment recrutés par d’autres moyens que le programme de RP de donner leur avis sur la fonction publique fédérale comme milieu de travail. De façon globale, les réponses données par ce groupe révèlent une perception très favorable des carrières à la fonction publique fédérale. Une forte pluralité convient que le gouvernement fédéral offre un large éventail de carrières (81 %), un bon équilibre travail-vie personnelle (81 %) et des postes intéressants (75 %). Plus de sept répondants sur dix (71 %) estiment que le gouvernement fédéral offre des possibilités d’avancement, mais ce résultat a baissé de six points par rapport à 2009. Les résultats révèlent toutefois que, comme les recrues potentielles, ces employés récents voient le processus de recrutement à la fonction publique fédérale sous un jour défavorable; en effet, selon 87 % d’entre eux, le processus pour entrer au gouvernement fédéral est trop long et le groupe le plus nombreux (46 %) juge qu’il est difficile d’obtenir un emploi au gouvernement fédéral par l’intermédiaire du programme de RP (7 % seulement ne sont pas d’accord avec cette idée).
Le sondage a également demandé aux employés récemment recrutés par d’autres méthodes que le programme de RP de coter l’importance d’une série d’aspects du travail. Les résultats montrent qu’une nette pluralité des répondants continue de considérer pour ainsi dire tous les aspects du travail comme importants, en particulier le travail intéressant (95 %), les possibilités d’avancement (93 %) et le bon équilibre travail-vie personnelle (92 %).
En ce qui concerne les valeurs et les objectifs privilégiés à l’échelle fédérale, les résultats de ce groupe se rapprochent fortement de ceux qu’on a obtenus auprès des recrues potentielles. La plupart des employés de ce groupe considèrent tous les objectifs et valeurs comme importants, mais ils privilégient particulièrement l’intégrité (95 % la considèrent comme importante). Neuf répondants sur dix attribuent une grande importance à la santé de la population (93 %), à l’innovation (91 %), aux droits de la personne collectifs (90 %) et à un environnement sain (90 %). Même si le respect de l’autorité arrive au dernier rang, il est considéré comme important par une nette pluralité de répondants (63 %). Un suivi révèle que l’importance attribuée par cette cohorte à l’innovation en tant que valeur fédérale a augmenté par rapport à l’an dernier (six points depuis 2009).
Le sondage posait également aux employés récemment recrutés par d’autres méthodes que le programme de RP une série de questions identiques à celles qui avaient été posées aux recrues potentielles afin d’évaluer leur niveau de confiance et leurs perceptions quant à la prise de risques. Les résultats brossent un portrait intéressant de ces employés récemment entrés au gouvernement fédéral et montrent qu’ils ont une grande confiance dans leurs capacités : 93 % se disent notamment confiants dans leur capacité de se reprendre, quelle que soit l’envergure de leurs erreurs. Plus de six sur dix (64 %) disent préférer ressentir une déception profonde que d’immenses regrets et la plupart (56 %) ont confiance dans leur capacité de tolérer l’ambiguïté et l’imprévisibilité. Ces répondants expriment toutefois une aversion assez forte pour le risque. Deux sur trois (65 %, soit une augmentation de quatre points depuis décembre 2009) préféreraient recevoir une hausse salariale annuelle de 3 000 $ plutôt qu’une prime de 10 000 $ s’ils avaient une chance sur trois de décrocher la prime. De plus, un répondant sur deux seulement (48 %, soit une baisse de trois points par rapport à l’an dernier) préférerait la stimulation à la sécurité.
Comme on l’avait fait pour les autres groupes cibles, on a demandé à des employés récemment embauchés par l’intermédiaire du programme de RP de donner leur avis sur la fonction publique fédérale en tant que milieu de travail. De façon globale, comme dans le groupe des employés récemment recrutés par d’autres méthodes, les réponses révèlent une perception très favorable des carrières au sein de la fonction publique fédérale. Plus de huit répondants sur dix conviennent que le gouvernement fédéral comprend un large éventail de carrières (85 %) et que ces carrières offrent un bon équilibre travail-vie personnelle (85 %). Trois répondants sur quatre jugent que le gouvernement fédéral offre des possibilités d’avancement (77 %) et des postes intéressants (74 %). Comme les autres groupes cibles interrogés, celui-ci voit toutefois sous un jour négatif le processus à suivre pour entrer au gouvernement fédéral : 84 % des employés récemment embauchés par l’intermédiaire du programme de RP jugent en effet que le processus d’embauche au gouvernement fédéral est trop long et la plupart (55 %) estiment qu’il est difficile d’obtenir un emploi au gouvernement fédéral à l’aide du programme de RP (une augmentation de quatre points depuis 2009).
On a également demandé à des employés récemment embauchés par l’intermédiaire du programme de RP de coter l’importance d’une série d’aspects du travail. Les résultats montrent que, comme en 2009, une nette majorité de ces employés considèrent pour ainsi dire tous ces aspects du travail comme importants. Plus de neuf sur dix attachent une grande importance au travail intéressant (96 %) et aux possibilités d’avancement (96 %) et une proportion similaire apprécie le bon équilibre travail-vie personnelle (90 %) et la rémunération attrayante (86 %). Le prestige associé à l’emploi arrive au bas de la liste (46 %, soit une baisse de six points depuis 2009).
Comme aux autres groupes cibles, on a présenté aux employés récemment embauchés par l’intermédiaire du programme de RP une série de valeurs et d’objectifs et on leur a demandé d’en coter l’importance afin d’orienter le gouvernement fédéral. Comme dans les autres groupes, la plupart des employés récemment recrutés par l’intermédiaire du programme de RP considèrent tous ces objectifs et valeurs comme importants, l’intégrité arrivant au premier rang (92 %). Près de neuf de ces répondants sur dix accordent également une grande importance à l’innovation (91 %), à la santé de la population (89 %) et à un environnement sain (88 %). Même si le respect de l’autorité arrive au dernier rang, il est considéré comme important par une nette pluralité de répondants (53 %). Un suivi révèle certaines variations de l’importance accordée à diverses valeurs : on note en effet que l’égalité entre les régions et le respect de l’autorité ont baissé de quatre points depuis 2009 et que la sécurité et l’autonomie ont diminué de trois points par rapport à l’an dernier.
En dernier lieu, le sondage a posé aux employés récemment recrutés par l’intermédiaire du programme de RP une série de questions identiques à celles qui ont été posées aux autres groupes cibles, afin d’évaluer leur niveau de confiance et leurs perceptions quant à la prise de risques. Ces employés ont une grande confiance dans leurs capacités : 91 % se disent confiants dans leur capacité de se reprendre, quelle que soit l’envergure de leurs erreurs. Deux sur trois (66 %, soit une augmentation de six points depuis 2009) préfèrent ressentir une déception profonde que d’immenses regrets et six sur dix (60 %) ont confiance dans leur capacité de tolérer l’ambiguïté et l’imprévisibilité. Un répondant sur trois seulement (34 %) choisirait la sécurité plutôt que la réussite. Comme les membres des autres groupes, les employés récemment embauchés par l’intermédiaire du programme de RP expriment une certaine aversion pour le risque. Six sur dix (59 %) préféreraient recevoir une hausse salariale annuelle de 3 000 $ plutôt qu’une prime de 10 000 $ s’ils avaient une chance sur trois de décrocher la prime et environ la moitié d’entre eux seulement (56 %) préférerait la stimulation à la sécurité (ce qui représente toutefois une augmentation de cinq points depuis 2009).
L’étude incluait aussi un sondage auprès de recrues récemment embauchées par l’intermédiaire du programme de RP et déjà interrogées en 2009 (phase II de l’étude). Les résultats indiquent que la plupart des employés consultés dans le cadre de l’étude de 2009 continuent de croire que le programme permet aux diplômés universitaires d’accéder aux emplois disponibles dans la fonction publique fédérale. Une pluralité croissante (62 %, soit une augmentation de sept points depuis 2009) est en effet fortement d’accord avec cet avis; deux répondants sur dix (21 %) estiment que c’est le cas dans une certaine mesure et seulement 16 % jugent que le programme de RP donne peu accès aux possibilités d’emploi disponibles au sein du gouvernement fédéral.
On a aussi demandé à ces employés de donner leur avis sur la fonction publique fédérale comme milieu de travail. De façon globale, les réponses révèlent que l’on continue d’avoir une perception très favorable des carrières au sein de la fonction publique fédérale, même si certains changements dignes de mention se sont produits au cours de la dernière année. Plus de huit répondants sur dix conviennent que le gouvernement fédéral offre un large éventail de carrières (84 %) et une proportion semblable estime que le travail au gouvernement fédéral permet un bon équilibre travail-vie personnelle (80 %, mais cette perception a baissé de six points depuis 2009). Huit personnes sur dix jugent que le gouvernement fédéral offre des possibilités d’avancement (79 %, soit une baisse de trois points depuis 2009) et comporte des postes intéressants (79 %). Toutefois, comme les autres groupes cibles, ces répondants continuent de voir le processus d’embauche au gouvernement fédéral sous un jour négatif : 84 % d’entre eux conviennent en effet que le processus pour entrer au gouvernement fédéral est trop long, même si ce résultat représente une baisse de quatre points depuis 2009. La plupart de ces employés (51 %) continuent de croire qu’il est difficile d’obtenir un emploi au gouvernement fédéral à l’aide du programme de RP.
Pour ce qui est de l’avis de cette cohorte au sujet de divers aspects du travail, les résultats laissent entendre qu’elle continue de considérer pratiquement tous les aspects du travail comme importants. Plus de neuf répondants sur dix attachent une grande importance au travail intéressant (92 %, soit une baisse de quatre points depuis 2009) et aux possibilités d’avancement (92 %, soit une baisse de trois points depuis 2009). Une proportion similaire estime que les enjeux comme la rémunération attrayante (89 %) et le bon équilibre travail-vie personnelle (87 %) sont très importants; l’importance de ces deux aspects a d’ailleurs légèrement augmenté au cours de la dernière année. Le prestige associé à l’emploi (42 %), qui arrive au dernier rang, a baissé de dix points depuis 2009.
Comme aux autres groupes, on a demandé à ces employés de coter l’importance d’un certain nombre de valeurs pour orienter le gouvernement fédéral. Une fois de plus, la plupart des employés recrutés par l’intermédiaire du programme de RP considèrent tous ces objectifs ou valeurs comme importants et placent en tête de liste l’intégrité et la santé de la population, jugées très importantes par 89 % des répondants. Plus de huit répondants sur dix attachent une grande importance à l’innovation (88 %), à un environnement sain (86 %), aux droits de la personne pris collectivement (85 %), ainsi qu’à la tolérance à l’égard de différentes personnes, cultures et idées (81 %). Le respect de l’autorité (45 %), en baisse de 12 points depuis 2009, arrive au dernier rang. Un suivi révèle une baisse notable de l’importance attribuée à certaines valeurs : la sécurité et l’autonomie ont en effet baissé respectivement de sept et six points au cours de la dernière année. De plus, l’identité canadienne et l’égalité entre les régions ont connu une baisse significative (respectivement cinq et neuf points) parmi les valeurs privilégiées par cette cohorte.
Les recrues embauchées dans le cadre du programme de RP et de nouveau interrogées ont également été invitées à répondre à des questions sur leur niveau de confiance et leurs perceptions quant à la prise de risques. Ces employés continuent d’exprimer une grande confiance dans leurs capacités : en effet, 90 % se disent confiants dans leur capacité de se reprendre, quelle que soit l’envergure de leurs erreurs, et sept sur dix (71 %, soit une augmentation de 11 points depuis 2009) préféreraient ressentir une déception profonde que d’immenses regrets. Six sur dix (58 %) ont confiance dans leur capacité de tolérer l’ambiguïté et l’imprévisibilité et seulement un sur trois (33 %) choisirait la sécurité plutôt que la réussite. Toutefois, comme les répondants des autres groupes, ces employés expriment aussi une certaine aversion pour le risque. Deux sur trois (64 %, soit cinq points de plus qu’en 2009) préféreraient recevoir une hausse salariale annuelle de 3 000 $ plutôt qu’une prime de 10 000 $ s’ils avaient une chance sur trois de décrocher la prime et seulement un sur deux (53 %) préférerait la stimulation à la sécurité.
Nous comparerons ci-après les réponses données par les quatre groupes cibles aux principales questions incluses dans le sondage (importance de divers aspects du travail, perceptions à l’égard de la fonction publique fédérale, valeurs et perceptions quant à la prise de risques).
En ce qui concerne les perceptions à l’égard de la fonction publique fédérale, la comparaison des réponses fournies par les quatre groupes révèle certaines différences intéressantes. Les fonctionnaires fédéraux recrutés à l’aide du programme de RP ou d’autres méthodes ont une impression plus favorable de l’emploi au gouvernement fédéral que les personnes qui ne font pas partie de la fonction publique, c’est-à-dire les recrues potentielles. Les employés récemment embauchés à la fonction publique fédérale sont plus enclins que les recrues potentielles à convenir que le gouvernement fédéral offre un large éventail de carrières, un bon équilibre travail-vie personnelle, des postes intéressants et des possibilités d’avancement. Ils sont également beaucoup moins portés à dire que le gouvernement fédéral offre peu de postes qui les intéressent. Fait notable, les fonctionnaires fédéraux ont plus tendance que les recrues potentielles à déclarer que le processus pour entrer au gouvernement fédéral est trop long.
Pour ce qui est de l’importance de divers aspects du travail, les résultats révèlent une hiérarchie similaire au sein des quatre groupes étudiés, avec toutefois certaines différences dignes de mention. Les personnes embauchées par l’intermédiaire du programme de RP (tant le groupe interrogé une seconde fois que le nouvel échantillon) ont moins tendance que les autres groupes à considérer comme important le fait de travailler dans un endroit où on veut habiter, ce qui laisse entendre qu’elles sont plus disposées à déménager pour conserver leur emploi. Fait intéressant, les employés recrutés à l’aide du programme de RP et interrogés l’an dernier ont beaucoup moins tendance à considérer la possibilité d’être créatifs comme une caractéristique importante de l’emploi. Les fonctionnaires fédéraux recrutés par d’autres méthodes que le programme de RP, quant à eux, sont plus susceptibles que les autres groupes d’accorder de l’importance à la sécurité d’emploi, aux avantages sociaux et à la pension. Inversement, les recrues potentielles, c’est-à-dire les personnes qui ne font pas partie de la fonction publique fédérale, accordent une plus faible priorité à ces aspects du travail.
En ce qui touche les valeurs privilégiées pour orienter le gouvernement fédéral, les réponses des quatre groupes cibles se ressemblent beaucoup de façon globale malgré quelques différences notables. Fait intéressant, les principales différences se situent entre le groupe d’employés embauchés par des méthodes autres que le programme de RP et les autres groupes cibles (à savoir les recrues potentielles et les deux groupes recrutés par l’intermédiaire du programme de RP). Les personnes embauchées par des méthodes autres que le programme de RP ont plus tendance que les autres groupes à considérer un grand nombre de ces valeurs (notamment le respect de l’autorité, la sécurité, l’identité canadienne, les droits de la personne collectifs et l’égalité sociale) comme importantes pour guider le gouvernement fédéral.
Finalement, quand on examine les perceptions relatives à la prise de risques et l’auto-évaluation du niveau de confiance, on constate à nouveau que les avis fournis par les quatre groupes sont fortement semblables en dépit de quelques différences dignes de mention. Les recrues potentielles seraient plus enclines que les employés fédéraux à choisir une hausse salariale annuelle de 3 000 $ plutôt qu’une prime de 10 000 $ si elles avaient une chance sur trois de décrocher la prime, ce qui laisse penser qu’elles ressentent une aversion plus marquée pour le risque que les groupes de fonctionnaires fédéraux. Il convient également de noter que les employés recrutés par l’intermédiaire du programme de RP (tant le groupe interrogé antérieurement que le nouvel échantillon) sont nettement moins susceptibles que les autres groupes de convenir qu’ils préféreraient la sécurité à la réussite s’ils étaient forcés de choisir; ils ont aussi plus tendance à préférer la stimulation à la sécurité.
Les résultats des quatre sondages révèlent un mélange de conclusions à la fois favorables et quelque peu inquiétantes au sujet de l’emploi dans la fonction publique fédérale.
En revanche, les résultats du sondage révèlent aussi certaines tendances dignes de mention et éventuellement inquiétantes1 :